HISTOIRE ET CULTURE

C’est Christophe Colomb qui a découvert Cuba en 1492. A partir du XVIème siècle, l’île devint une colonie espagnole pendant 4 siècles mais l’extermination des indigènes incita Cuba à importer des esclaves venus d’Afrique pour travailler dans les plantations de canne à sucre, tabac et café. La rébellion contre les espagnols se fait de plus en plus vive et les tensions entre américains et espagnols aboutissent à la guerre hispano-américaine et à l’indépendance de Cuba en 1902. Pendant la première moitié du XXème siècle, les américains dominent l’économie cubaine jusqu’à la chute du dictateur Fulgenco Batista en 1959 renversé par les révolutionnaires cubains emmenés par Fidel Castro, son frère Raúl et Che Guevara. Nationalisations, expropriations des sociétés américaines, démantèlement des grandes sociétés agricoles sont les premières mesures emblématiques avant l’instauration d’un régime communiste et le rapprochement avec l’URSS.

Fidel Castro a dirigé Cuba de 1959 à 2008. Gravement malade, il avait cédé le pouvoir à son frère Raúl en 2006. Son décès le 26 novembre 2016 a été ressenti à Cuba comme la disparition d’un puissant symbole, ciment de l’identité révolutionnaire nationale et garant de l’idéologie du régime. Par ailleurs, le président Raúl Castro a annoncé sa démission des fonctions de président du conseil d’État et du conseil des ministres pour février 2018. Les portraits de Fidel Castro et les slogans patriotiques à la gloire du socialisme sont encore très présents à Cuba.

L’économie cubaine connait des difficultés en raison de l’embargo économique (el bloqueo) imposé depuis 1962, de l’éclatement du bloc soviétique mais aussi de la crise que subit son allié vénézuélien, ainsi que des difficultés économiques et politiques du Brésil. La chute des cours du pétrole, conjuguée à des difficultés financières aiguës, a sensiblement réduit les flux d’approvisionnement et de financements dont bénéficiait Cuba. Les rentrées de devises générées par l’activité touristique et les transferts des migrants sont en augmentation sensible mais ne compensent pas la diminution des transferts.

Les infrastructures hôtelières, qui sont toutes propriété de l’État, ne sont pas toujours au niveau des standards européens. C’est pourquoi s’est développé le phénomène des «casas particulares», ou hébergement chez l’habitant, dont la qualité des prestations est très variable. Vieilles voitures américaines usées, façades défraîchies, règne de la débrouille:  un séjour à Cuba est une vraie expérience, qui suppose d’être prêt à quitter son confort pour apprécier le charme de cette île.

Nourriture et boisson

Cuba n’est pas une destination gastronomique mais la qualité de la cuisine s’améliore notamment grâce aux « paladares » les restaurants privés où peut trouver une cuisine plus élaborée et inventive. La base de la cuisine créole appellée « criolla » est le poulet, le riz, les haricots noirs et le porc.
Vous trouverez de la langouste dans les paladares et les restaurants touristiques. Comptez entre 10 et 20 CUC selon les établissements.

Avec les cigares, le rhum est l’un des emblèmes de Cuba et la boisson nationale. Il est fait à partir des mélasses de canne à sucre préalablement broyées. Le rhum le plus connu est le Havana Club du nom du night-club crée à la Havane en 1898. Grace à l’accord commercial passé avec Pernot-Ricard, le Havana Club est vendu dans le monde entier et prochainement aux États-Unis lorsque l’embargo sera levé. 
Ne manquez pas de goûter (avec modération) à la grande variété de cocktails cubains à base de rhum blanc, doré ou vieux : cuba libre, piña colada, daiquiri, mulata, mojito, Hemingway especial, … Le choix est vaste et il y en a pour tous les goûts.

Les cigares cubains s’achètent dans les fabriques que vous pourrez visiter ou dans les boutiques. Évitez les cigares vendus dans la rue qui sont des contrefaçons car aucun cigare n’est autorisé à sortir des fabriques officielles.